
Francis Ponge.
Biographie
Francis Ponge est un écrivain et poète français, né le 27 mars 1899 à Montpellier et mort le 6 août 1988 au Bar-sur-Loup (Alpes-Maritimes). Il fréquentait le groupe surréaliste, sans adhérer pleinement à ce mouvement.
En 1900, peu après la naissance de leur fils, la famille Ponge s’installe à Avignon où naît Hélène, la sœur de Francis, le 27 septembre. Pendant neuf ans, les Ponge mènent une vie bourgeoise au sein de la bonne société protestante d’Avignon: parcs, villégiatures à la montagne, gouvernantes et précepteurs. En 1908, Francis entre au lycée Frédéric-Mistral.
En 1909, Armand Ponge, le père de Francis Ponge, est muté à Caen. La famille le suit et s'intègre à la société bourgeoise protestante de la ville normande. Francis est scolarisé au lycée Malherbe jusqu’au baccalauréat. Il est un élève brillant, mais dissipé. Les vacances sont partagées entre les plages de Normandie et le midi. En 1913, il voyage aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni avec son oncle paternel, professeur au lycée Condorcet à Paris, et sa tante. En 1914, l’approche de la guerre interrompt ses vacances d’été en Thuringe. Il travaille dans un hôpital militaire caennais à la fin de l’été. Il suit à la Gare de l'Est à Paris une manifestation organisée par Maurice Barrès. Il entre en classe de rhétorique et découvre le Littré, lit Lucrèce, Horace, Tacite, les symbolistes. C’est une période de dandysme où il écrit ses premiers poèmes.
En 1915, il obtient la meilleure note de l’académie en philosophie pour une dissertation sur L’art de penser par soi-même. Il décide de s’engager dans l'armée après la mort d’un cousin tué au front. Mais, une crise d’appendicite aiguë qui le contraint à être hospitalisé l’en empêche. En 1916, il entre en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où il a pour professeur André Bellessort. Il publie son premier sonnet dans La Presqu’île no 4 (octobre) sous le pseudonyme de Paul-Francis Nogères. Il se réclame de Barrès en art comme en politique. En 1917, il mène en parallèle des études de droit et de philosophie à la Sorbonne. Il participe aux manifestations patriotiques de la jeunesse barrésienne contre le défaitiste Caillaux au cours inaugural de Victor Basch en Sorbonne, mais s’intéresse malgré tout à la Révolution russe.