
Jean-François Laguionie.
Biographie
Il représente un cinéma artisanal et le revendique. Pionnier de l’animation française, le réalisateur né le 4 octobre 1939, a reçu un Cristal d’honneur au Festival d’Annecy, qui est loin d'être sa première récompense.
L'artiste qui a débuté l’animation il y a plus d’un demi-siècle avec Paul Grimault (Le roi et l’oiseau), avait été couronné par ce même festival de son Grand prix pour son premier court-métrage, La Demoiselle et le violoncelliste.
Depuis, Jean-François Laguionie a signé plusieurs autres courts-métrages, dont La Traversée de l’Atlantique à la rame, qui lui a valu la palme d’or du meilleur court-métrage en 1978 et un César en 1979, et cinq longs-métrages, dont Le Tableau et Louise en hiver. Le Voyage du prince, son sixième long-métrage, coréalisé par Xavier Picard et présenté en avant-première mondiale à Annecy, où il a été chaleureusement accueilli, est une fable empreinte d’humanisme, sous forme de journal de voyage à l’animation soignée.
Ce maître discret de l’animation hexagonale, admiré et respecté reste un orfèvre avec ses méthodes bien à lui: il imagine une histoire, scénarisée par sa compagne Anik Le Ray, fait des dessins libres qu’il photographie ensuite, et va même jusqu’à jouer lui-même les dialogues, pour composer une maquette qu’il appelle son «animatique sauvage», point de départ du film.














